LA VéRITé SUR LA VIE D’EXPAT’ en suisse

Depuis quelques mois, je suis « officiellement » une expatriée. Autrement dit, j’ai quitté mon pays d’origine pour travailler et vivre en Suisse. Bien que je sois fière d’être française, je ne me suis jamais sentie autant chez moi qu’ici. Je te propose de te raconter mon parcours d’expatriée tant le bon côté que l’envers du décor.

Mes proches le savent, depuis que j’ai l’âge de marcher, j’ai dû mal à rester en place. J’ai besoin d’actions dans ma vie, de sillonner les routes. J’ai la bougeotte et ce n’est pas nouveau. Ma titine en fait les frais.

Le 1er juin, je change de logement et ça sera mon 14ème déménagement. Oui oui, j’ai une certaine passion pour les cartons et je monte les meubles à la même vitesse que les tentes 2 secondes Quechua. C’est donc naturellement qu’à la fin de mon master, je me suis penchée sur la question de vivre à l’étranger (j’étais seulement à 12 déménagements, pas assez à mon goût ahah). Cette envie de partir pour changer d’horizon et découvrir de nouvelles choses me titillait de plus en plus.  Après quelques recherches, j’ai fini par choisir la Suisse.

Pourquoi la Suisse ?

J’ai choisi la Suisse pour plusieurs raisons : la qualité de vie, les paysages, la propreté, la sécurité, la proximité avec la France, la fondue moitié-moitié, le côté financier, la mentalité, le mode de travail, les cacahuètes aux Wasabi, l’absence de barrière de la langue et enfin parce que j’ai des origines éloignées suisse alémanique. Je ne dévoilerai pas mon nom de famille afin de garder une part de mystère mais la fin de mon nom de famille « Bach » signifie ruisseau en allemand. Bref la liste est longue et tu l’auras compris, je suis séduite par ce pays.

Une expatriée heureuse mais ça n’a pas toujours été le cas :

Dans de nombreux témoignages, l’envers du décor est souvent occulté mais le quotidien d’un expatrié n’est pas toujours tout rose : difficulté à trouver un emploi, un logement, la complexité des démarches administratives, la perte de lien social, le racisme et j’en passe. Pour ma part, je me considère comme chanceuse puisque j’avais déjà un pied-à-terre en Suisse et donc un obstacle en moins à surmonter. En revanche, je ne parvenais pas à obtenir un emploi. Le souci, c’est que sans travail en Suisse tu n’as pas de permis de travail et sans permis de travail il est difficile de trouver un emploi (oui c’est le chat qui se mort la queue). Bref sans emploi, tu es en situation irrégulière au bout de 3 mois seulement, tu ne peux pas ouvrir de compte bancaire, avoir un logement, s’inscrire dans des clubs de sport etc. Tu l’auras compris, obtenir rapidement un travail c’est la clé pour être épanoui en tant qu’expatrié !

Mais revenons-en au fait. En septembre 2018, diplôme en poche, je traverse la frontière. En octobre, je pars en road-trip à Bali (parce que oui, je n’étais pas encore assez sortie de ma zone de confort). En novembre, je suis de retour sur le sol Suisse, innocente et enthousiaste. Malheureusement, les jours passent et les réponses négatives des recruteurs se cumulent. Tu dois le connaître ce fameux mail…

« Nous vous remercions pour l’intérêt que vous avez manifesté vis-à-vis de notre entreprise et du poste proposé. Après examen attentif de votre candidature et malgré la qualité de votre profil, nous sommes au regret de vous informer que nous avons décidé de proposer le poste […] bon courage pour la suite de vos recherches»

Dans ma tête je me disais, mais si mon profil est si bien,  pourquoi tu ne me prends pas bordel ?!

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :